C'est facile de mourir mais difficile de vivre.


C'est facile d'aimer mais difficile de ne pas pleurer.


C'est facile de blesser mais difficile de se faire pardonner.



C'est pour cette raison que j'ai autaut de mal à déchirer cette putain de bulle.
A regarder devant moi, sans baisser les yeux, sans avoir peur.
De décevoir, de faire du mal, à moi, aux personnes qui m'aiment.


C'est pour ça que j'écris.
Pour être moi.
Pour exister.


Pour vomir toute la rage et le dégoût qui tordent mes tripes chaque nouveaux jours.
Pour être bien.
Un petit moment.


# Posté le dimanche 12 octobre 2008 00:42

Modifié le samedi 24 octobre 2009 09:17

Chair contre chair

Chair contre chair
Une goutte de pluie s'échoue sur sa joue se mêlant ainsi à ses larmes mais elle n'y prend pas garde. Le monde l'a encore trahie. Un peu plus froid et amère chaque jour, il la blesse davantage. Elle cherche des réponses qui n'existent pas et rêve de jours meilleurs qui n'arriveront jamais. Sa foi s'émousse à chaque nouvel espoir mort mais ses cris restent prisonniers au fond de sa gorge.

Une nouvelle goutte de pluie se fond sur son visage déjà humide lui annonçant qu'elle s'intensifie. Un orage se prépare. Le même qui tourmente son âme meurtrie. Pourquoi faut-il toujours autant de haine? Pourquoi faut-il forcément de la violence et du sang pour régler un conflit? La vie est-elle vraiment obligée d'être aussi chienne?

Seule sous cette pluie, elle pleure de dégoût. Bel ange de pierre, elle veille comme tant d'autres sur un monde qu'elle a appris à connaître mais ne parvient pas à comprendre. D'ailleurs le pourra-t-elle un jour du haut de son piédestal qui ne lui sert à rien? Qui peut-elle bien prier pour ne plus avoir à pleurer? Personne. Personne ne l'écoute. Personne ne l'aide.

Elle en est consciente mais ça ne résoudra jamais les problèmes qui demeurent autour d'elle. Jamais ce monde pourri ne brillera sous le même soleil parce que rien ne changera jamais.
Un éclair déchire le ciel.
Seule et maudite, elle pleure la déchéance de la race humaine.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 08:28

Modifié le samedi 24 octobre 2009 09:47

Si j'étais

Si j'étais
Un bijou je serais un collier.

Un vêtement je serais un baggy.

Une fleur je serais un brin de lavande.

Un tissu je serais du velours.

Un animal je serais un loup.

Une pierre précieuse je serais une émeraude.

Une couleur je serais le noir.

Un film je serais Quatre frères.

Un instrument de musique je serais une guitare.

Une saison je serais l'été.

Une prière je serais "Ne pars pas."

Un groupe de musique je serais Nightwish

Un livre je serais Ames perdues.

Un insecte je serais une coccinelle.

Un astre je serais la lune.

Une chanson je serais A ma place.

Un fruit je serais une mûre.

Un mois je serais Juillet.

Une saveur je serais la vanille.

Une contine je serais Ah vous dirais-je maman?

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 10:30

Modifié le samedi 18 juillet 2009 14:44

Chèr(e)...,

Chèr(e)...,
Aujourd'hui ça fait un an que tu es parti(e),
Trois cent soixante cinq jours passés sans toi.
Je ne sais pas pourquoi je t'écris,
Surtout que cette lettre ne te parviendra pas.

Mais je n'ai personne à qui me confier,
Personne pour m'écouter et me consoler.
Avant ton départ il y avait toi,
Mais tu n'es plus là.

Il y a tellement de choses que je voudrais te dire,
Seulement ces lignes ne suffiront pas.
Tout me manque chez toi,
Ta voix, tes bras, ton rire.
Pourquoi m'as-tu menti?
Pourquoi a-tu mis un terme à ta vie?
Sais-tu le nombre de fois où le mot « pourquoi »
À tourner en boucle au fond de moi?

Tu m'avais promis que tu ne me ferais jamais souffrir
Et ça fait une année que j'arrive plus à sourire.
Et le pire c'est que je t'en veux autant qu'à moi,
Pour ne pas avoir vu que ça n'allait pas pour toi.

Tu étais toujours fort(e) pour nous deux
Toujours là pour moi,
Et je n'ai pas ouvert à temps les yeux
Pour t'empêcher de nous dire adieu.

Merde je recommence à pleurer,
Je ne pensais plus avoir de larmes à verser,
À force de s'embuer,
Mes yeux s'étaient asséchés.
Pourtant j'ai toujours mal tu sais?
La blessure ne s'est pas refermée.

D'ailleurs pourrais-je un jour guérir de ton absence
Malgré ce que tout le monde pense?
En fait si on était incapable d'aimer,
On serait moins malheureux une fois le départ annoncé.
Je sais que la douleur nous fait prendre conscience d'être vivant
Mais toi tu ne l'es plus depuis un an.

Alors à quoi bon vivre
Si c'est pour souffrir?
À quoi bon aimer
Si c'est pour pleurer?
À toi de me le dire,
Toi le(a) seul(e) à m'avoir volé mon sourire.
Je croyais que tu m'aimais,
Mais je me suis trompé(e).

Je ne sais pas où tu es
Et encore moins si tu peux lire mes pensées
Mais je ne ferais pas la même connerie que toi.
Je t'en veux d'avoir refuser mes bras
Pour préférer la froideur d'une lame.

On a toujours le choix.
Alors je continuerai seul(e) mon chemin
Avec ma ranc½ur et mon chagrin.
Je survivrai pour toi,
Pour que tu sois fier(e) de moi.
...
Je t'aime.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 15:14

Modifié le samedi 18 juillet 2009 14:45

Le regard des gens

Le regard des gens
Qu'il appartienne à un parent.

Un(e) ami(e).

Un(e) amant(e).

Un employeur.

Ou un(e) inconnu(e)...

Il nous blesse.

Nous fait sourire.

Pleurer.

Il nous ravit.

Nous piétine.

Nous fait saigner.


Mais au final, ce regard a-t-il vraiment plus d'importance que le notre? Arriverons-nous à trouver cette paix tant recherchée avec la peur constante de decevoir?

Etre bien dans sa peau, c'est long et difficile. Il faut du temps et du recul pour ne pas briser un quelconque miroir qui nous renvoie toujours la même image détestée.

Une phrase un jour entendue m'a fait réfléchir.

Nous apprécions les gens pour leurs qualités mais les aimons pour leurs défauts.

Nous sommes ce que nous sommes. Ce putain de monde est loin d'être parfait et la race humaine encore plus.

Mais....

Nos défauts nous rendent justement humains.

C'est parce que je suis ce que je suis que ma famille et mes amies m'aiment. Et si ce n'est mon manque de confiance en moi, je ne veux plus rien changer.

Seul mon regard compte.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 12:20

Modifié le lundi 21 septembre 2009 11:17

Partir

Partir


Une nouvelle goutte de sang
Vient de tomber,
Le plancher en est maculé.
Mais je ne dois rien regretter
Pour ne pas arrêter cette rivière de délivrance.
Dehors la lune crie mon nom pour toi
Mais je ferme les yeux
Et reste sourd(e) à tes appels.

Peu m'importe tes promesses,
Je veux partir pour revivre,
M'endormir pour ne pas revenir.
Ton monde m'éc½ure,
Je veux partir, partir...

Pardon mais j'ai perdu,
Démon un, ange zéro,
C'est comme ça, que veux-tu?
Mon ciel s'est écroulé
Et tes larmes ne changeront pas la donne,
Tu n'y peux rien et moi non plus
Alors tais-toi et laisses-moi partir.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 12:54

Modifié le lundi 21 septembre 2009 11:07

La prière du corbeau

La prière du corbeau


Un pas de plus pour un jour écoulé
Dans ce monde qui lui est désormais étranger,
Sur cette terre sans saveur où il a été renvoyé
Pour venger la mort de son aimée.

Pourquoi lui a-t-on volé sa vie?
Et comment est-il revenu jusqu'ici?
Il ne sait pas et ne saura probablement jamais
Parce qu'aucune réponse ne peut justifier ce qui a été défait.

Il regrette parfois son passé
Mais surtout son futur déchiré,
Cet avenir qu'il voulait partager
Avec celle qui lui était destiné.

Mais quand on vous a tout enlever,
Il ne vous reste que la haine pour vous réconforter,
Alors il regarde la pluie tomber
Et pense au sang qui va bientôt couler.

Il sait qu'il n' y a pas « d'après »
Mais ça na pas vraiment d'importance,
Il veut juste rééquilibrer la balance
Pour pourvoir enfin la retrouver.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 13:00

Modifié le samedi 18 juillet 2009 13:51

Dans son monde

Dans son monde
Les yeux mis-clos, elle esquisse un sourire. Dehors il fait encore jour mais elle n'y prend pas garde, pas plus que la seringue vide qui tombe à ses pieds. Son voyage commence, elle a refermé sa porte et rien ne l'atteint plus. Elle veut partir vers son monde à elle pour oublier, fuir cette terre de misère qui lui donne envie de vomir et ne lui apporte rien d'autre que du dégoût.

Le poison fait doucement son effet, coulant dans ses veines pour influer un nouveau souffle en elle. Quand il fond dans son corps, il brise ses chaînes, change le reflet du miroir et lui offre des ailes aussi grandes que lumineuses. Alors les rires et les moqueries ne résonnent plus à ses oreilles. Non c'est son rire qu'elle entend. Ils peuvent tous aller crever. Personne ne remarquera leur absence, elle la première. Son sourire s'élargit quand elle sent ses ailes pousser et les plumes dont elles sont pourvues effleurer la peau nue de son dos.

Ce contact fait naître un frisson à la base de sa nuque qui parcoure son échine pour se perdre dans le creux de ses reins. Puis son sourire se transforme en rire qu'elle n'a pas envie d'arrêter maintenant qu'elle est libre d'aller où bon lui semble. À chaque nouvelle prise de cet élixir maudit c'est son être entier qui s'enflamme. Il fait désormais parti d'elle et lui seul lui permet de connaître un bonheur que tout le monde lui refuse. Il n'y a que dans ces moments-là qu'elle est heureuse.

Et quelle importance si ses jours sont semblables à ses nuits si elle peut enfin vivre? D'ailleurs, vivre, mourir, quelle différence? Elle rit de plus belle, les ailes déployées aux quatre vents.
Rien ne l'atteindra plus.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 02:03

Modifié le lundi 26 octobre 2009 06:09

Merci ma jolie

Merci ma jolie


Perdue dans l'abysse de mes cauchemars,
J'ai longtemps haïs le reflet du miroir,
Parce que je refusais d'accepter
La seule vérité qu'il me renvoyait.

Un simple courant d'air
Étranger à votre univers
Pour qui un ange a tendu la main
Et lui offrir un nouveau lendemain.

Cet ange c'était toi ma jolie Émilie,
Toi que j'ai la chance d'avoir pour amie,
Je voudrais te dire merci
De m'avoir réconcilier avec la vie.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:29

Modifié le lundi 21 septembre 2009 10:51

Emilie

Emilie
Quand on sourit, il (elle) rayonne.

Quand on sort une connerie, il (elle) rigole.

Quand on a mal, il (elle) pleure.

Un(e) ami(e) est comme le diamant, il/elle est rare, inestimable et précieux(se).

Emilie est ma bulle d'oxygène.

Mon phare dans les ténèbres de mon existence.

L'étincelle qui réchauffe mon âme.


Pourtant, il m'est arrivé d'ignorer ses larmes silencieuses. De ne pas regarder derrière moi pour voir si elle me suivait. De ne pas être à la hauteur de mon rôle d'amie.

C'est pour ça que je te demande pardon ma belle.

Je ne fermerai plus les yeux, malgré ma peur de te perdre, je ferai tout pour que ton coeur ne saigne plus.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:55

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 12:48